Lingua è cultura corsa
 
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 Antropomorfisimu

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Barbara MORANDINI



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MessageSujet: Antropomorfisimu    Mer 27 Mai - 9:40

E scole di tarminale Gmnf & GF
di u liceu agriculu di Sartè
vi prisentanu a mostra

Antrupumurfisimu

Museu di a Corsica – Corti
Aprile 2015
Museu di Sartè
Sinu à dicembre 2015

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Barbara MORANDINI



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MessageSujet: preface   Mer 27 Mai - 9:59

Cette
EXPOSITION
est placée sous le patronage de l'artiste
Yago PARTAL

Elle a été réalisée par
les élèves de baccalauréat professionnel deuxième année Aménagements
regroupement d'options
Gestion des Milieux Naturels et de la Faune (GMNF)
et Gestion Forestière (GF)
du Lycée agricole de Sartène



Sous la direction de

Madame Barbara MORANDINI
Monsieur Jérôme LORENZI



Avec la participation
des élèves de première GMNF
pour la réalisation de l'adaptation en bande dessinée
de la nouvelle de
Monsieur Olivier ANCEY
« Centu pedi»


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Barbara MORANDINI



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MessageSujet: preface 2   Mer 27 Mai - 10:00

Cette exposition proposée dans l'enceinte prestigieuse du Musée de la Corse résulte d'une démarche et d'un investissement forts des élèves de le terminale Aménagements du lycée agricole de Sartène en hommage aux œuvres de l'artiste Yago Partal.

Cette exposition met en lumière l'originalité d'une pédagogie innovante, visant par l'expression de l'élève à susciter en lui un appétit de vie et de création.
Je souhaite remercier tous ceux qui ont collaboré à cette manifestation culturelle et j'espère que ces œuvres recueilleront là où elles sont exposées, et bien au-delà, l'enthousiasme auquel elles peuvent légitimement prétendre.

Le Directeur de l'EPLFPA, Proviseur du lycée agricole,
U RIZZANESU
J. Marc Andreani


Sta spusizioni, pruposta in stu locu magificu qui porta à mimoria di a noscia cultura, risulta di un’andatura è di uncinvestimentu abbastanza fortu dà l’alevi di BACPRO2 di u liceu agriculu è buscarecciu di Sartè. Stu prughjettu hè unumaggiu à l’opara di Yago Partal.
Mi faci piaceru di purta u me cuncorsu, abastanza chjucu, pà prisintà stu travaddu, fattu primu da l’alevi, ben sicuru, ma dinù da un batterucciu di prufissori, chì anu datu tutti, un tempu maiò à u prughjettu.
Pideti puru piaceru à fighjulallu,

U direttori di l’EPLEFPA di Sartè, Pruvisori di u liceu agriculu è buscarecciu,
U RIZZANESU
J. Marc Andreani



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Barbara MORANDINI



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MessageSujet: preface 3   Mer 27 Mai - 10:01


“Cuando te dedicas a crear imágenes lo mejor que te puede ocurrir es que éstas lleguen a la gente
y les aporten algo. Como creativo es el mayor de los regalos, ver que tu trabajo habla por sí solo y en este caso se traduce en este proyecto. Agradezco mucho haber sido fuente de influencia en ello, y espero que podamos seguir creando mucho tiempo mas.”

Yago Partal, creador de la serie ZooPortraits, Barcelona


“Quand tu te consacres à créer des images, le plus satisfaisant qu’il puisse t’arriver est que celles-ci parviennent aux gens et qu’elles leur apportent quelque chose.
En tant qu’artiste c’est le plus grand des cadeaux, de voir que ton travail parle pour lui-même et dans ce cas se traduise par ce projet.
Je suis très flatté d’avoir été la source d’inspiration de celui-ci, et j’espère que nous pourrons continuer à créer encore longtemps.

Yago Partal,  Artiste – créateur de la série ZooPortraits, Barcelona




Quand’è tù ti cunsacri à a criazioni di fiuri, ciò chì ti pò accada di meddu hè ch’eddi parvenghini à a ghjenti è ch’eddi li arrechini qualcosa.
In tantu chè artistu u più beddu rigalu hè di veda ch’eddu parla da par eddu u to travaddu è in quistu casu, ch’eddu si traduchi per stu prughjettu.
M’aggradiscia d’essa statu fonti d’ispirazioni di stu travaddu è spergu ch’è no pudaremi cuntinuvà à crià torna.

Yago Partal,  Artistu – criatori di a siria ZooPortraits, Barcelona




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Barbara MORANDINI



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MessageSujet: preface 4   Mer 27 Mai - 10:02

Le terme anthropomorphisme dérive du grec ancien, Anthropos signifiant « homme » ou « genre humain » et Morphe signifiant « forme ». 
Ce concept consiste en  l'attribution de caractéristiques du comportement ou de la morphologie humaine à d'autres entités comme des dieux, des animaux, des objets, des phénomènes, voire des idées.  Au niveau culturel, bon nombres d’exemples anthropomorphes foisonnent.

Les fables de La Fontaine comme les diverses mythologies sont autant de preuves que l’être humain a toujours vu (ou espéré voir)  dans les animaux, les plantes ou les forces de la nature (vent, pluie, soleil…) des phénomènes à motivations humaines, ou comme possédant la capacité de comprendre et réfléchir.

De manière complémentaire, le zoomorphisme est la tendance à attribuer à quelque chose des caractéristiques animales (que ce soit sur le plan du comportement, de la morphologie, des motivations, de la représentation).

Les élèves de baccalauréat professionnel « Gestion des milieux naturels et de la faune » et « gestion forestière », dans le cadre de l’obtention de leur diplôme, sont soumis à divers examens en contrôle continu. L’un d’entre eux concerne l’éducation socioculturelle et consiste en la réalisation d’un projet artistique collectif.

Ayant découvert le travail du talentueux et prestigieux Yago Partal et notamment ses « Zooportraits », les élèves ont émis le souhait de s’en inspirer en réalisant une série de 21 œuvres anthropomorphes (ou zoomorphes selon le point de vue) ayant la particularité de mettre en scène des espèces spécifiques et/ou emblématique de leur île. Leur but était de répondre à une problématique : Ils sont 21, 21 personnalités différentes, mais cette classe, la même depuis trois ans, regroupe un certain nombre de convergences dans le sens biologique du terme. En effet, on parle d'évolution convergente, lorsque plusieurs espèces ont acquis des adaptations semblables, en réponse à un même milieu, et ce de manière indépendante. Ainsi, il faut appréhender cette mosaïque comme une sorte de « capsule temporelle », ce qui définissait ce groupe à l’instant T de leur année de terminale, ce qui les composait.

L’idée était très intéressante, mais ces jeunes hommes devaient vite prendre conscience ce que signifiait en terme d’organisation un tel projet. Vaillamment, ils se sont pourtant engagés dans tout ce qu’ils entreprenaient, ne ménageant ni leur temps ni leurs efforts et faisant preuve d’une grande ambition quant à la qualité de leurs œuvres comme de la valorisation de cette exposition.
Leur fraicheur, leur dynamisme et leur détermination leur ont permis de convaincre l’ensemble des partenaires, sans qui ce travail n’aurait pas pu voir le jour. En premier lieu, bien évidemment, l’artiste Yago Partal qui a eu la gentillesse de les autoriser à s’inspirer de son travail. Mais, évidemment, également la Collectivité Territoriale de Corse qui, à travers deux éléments, a rendu cette valorisation possible, en leur permettant d’exposer au Musée de la Corse et grâce à l’aide financière apportée dans le cadre des projets P.A.E.S.E. Les élèves ont voulu remercier personnellement les nombreux partenaires sollicités, vous les découvrirez au fil de la lecture de ce catalogue.
Nous, enseignants, ce sont les élèves que nous aimerions ici féliciter et remercier pour les grandes qualités dont ils ont fait preuve tout au long de l’année

Barbara MORANDINI (professeur d'éducation socioculturelle)
Jérôme LORENZI (professeur documentaliste)



U tarmini antrupumurfisimu veni da u grecu anzianu, Anthropos chì significheghja « omu » o « ghjenaru umanu » è Morphe chì significheghja « forma ».
Stu cuncettu cunsista in l’attribuzioni di carattiristichi di u cumpurtamentu o di a murfulugia umana à d’altri entità cum’è dii, animali, ughjetti, fenomeni, o puru idei. À u liveddu culturali, esempii antrupumorfi ci n’hè tant’è più.

I favuli di La Fontaine cum’è i varii mitulugii sò tanti provi chì l’essaru umanu hà sempri vistu (o bramatu di veda) in l’animali, i pianti, o i forzi di a natura (ventu, acqua, soli…) fenomeni à mutivazioni umani, o chì pussidiani di a capacità di capiscia è di rifletta.
Di modu cumplimintariu, u zuumurfisimu hè a tindenza à attribuì à qualcosa carattiristichi animali (ch’edda sichi nant’à u pianu di u cumpurtamentu, di a murfulugia, di i mutivazioni, di a riprisintazioni).

L’alevi di bascigliè prufiziunali «  Gestioni di l’ambianti naturali è di u faunu » è « Gistioni furistiera », in lu quadru di l’uttinzioni di u so diploma, sò sottumessi à esami diversi in cuntrollu cuntinuu. Unu di quiddi cuncerna l’educazioni suciuculturali è cunsista à a rialisazioni di un prughjettu artisticu cullitivu.

Dopu avè scupartu u travaddu di Yago Portal artistu attalintatu è di prima trinca, è in particulari i so « zuuritratti » l’alevi erani bramosi d’ispirassini rializendu una seria di 21 opara chì sichinu, sicondu u puntu di vista, antrupumorfi o zuumorfi incù a particularità di metta in scena spezii specifichi è / o amblematichi di l’isula. U scopu era di risponda à una prublematica : Sò 21, 21 parsunalità sfarenti, ma sta scola, a listessa dipoi trè anni, riunisci parechji cunvirgenzi in lu sensu biulogicu di u tarmini. Di fatti, si parla d’evuluzioni cunvirgenti, quandu parechji spezii anu acquistu adatazioni simuli, in risposta à un ambianti listessu, è quissa di manera indipindenti. Tandu, bisogna à cuncepì sta mosaica cum’è una spezia di « cappisuddu timpurali », ciò chì difinia stu gruppu l’istanti T di a so annata di tarminali, ciò chì i cumpunia.

Era interessantissima l’idea, ma sti ghjuvanotti aviani prestu da piddà cuscenza di ciò ch’eddi significava in tarmini d’urganizazioni un prughjettu tali. Inveci si sò ingagiati valenti in tuttu ciò ch’eddi intraprindiani senza risparmià nè tempu nè sudori, fendu prova di un’ambizioni maiò inquant’à a qualità di i so opari è a valurizazioni di sta spusizioni. A so ghjuvintù, u so dinamisimu è a so diterminazioni li anu parmessu di cunvincia l’insembu di i partinarii, senza i quali stu travagliu ùn avaria micca pussutu veda u ghjornu. In prima locu, hè capita, l’artistu Yago Portal chì ebbi l’amabilità di dalli u permessu d’ispirassi di u so travaddu. Di sicuru a Cullitività Tarrituriali di Corsica, chì à traversu dui elementi, hà resu pussibili sta valurizazioni, pirmittenduli di spona à u Museu di a Corsica è dinù incù par via di l’aiutu finanziariu in lu quadru di i prughjetti P.A.E.S.E. L’elevi tiniani à ringrazià parsunalamenti i partinarii sullicitati, i scuprareti à misura ch’è vo lighjareti stu catalogu.

Noi, Insignanti, sò l’alevi ch’è no vulariami filicità è ringrazià quì pà i qualità maiò ch’eddi ci anu mustratu tutta l’annata.
Barbara MORANDINI (prufissora d'educazioni suciuculturali)
Jérôme LORENZI (prufissori ducumentalistu)


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MessageSujet: TRAVAUX REALISES PAR LES ELEVES   Mer 27 Mai - 10:03

1.Cane corsus – Sampierus

2. Cupulattus-veghjus

3. Cursinus-Soldatus

4. Capras-ghuvanottas corsicanus

5. Volpes-puliticus

6. Cervus-Banditus

7. Agnellus-Cunfratellus

8. Ghjatus volpes – Grossus Minutus

9. Ghjucatorus-Aceistus

10. Pastorus-Porcus nustralus

11. Ghjucadorus-Bastiaccius

12. Gabbianus-Marinarus Capicursinus

13. Cacciatorus-Cignalus

14. Gypaetus-Cantadorus

15. Muvras – Squadras corsas

16. Pecuras-Colombas

17. Guepius-Calenzanas

18. Trutas – Pescadorus

19. Aculas- Napoléonus

20. Cavallus-Paolis

21. Sumerus-Ghjuvanotus

CENTU PEDI
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MessageSujet: Cane corsus – Sampierus   Mer 27 Mai - 10:08

Sampieru Corsu fait partie des Corses les plus célèbres et est considéré par les habitants de l'île comme son plus ancien représentant en tant que combattant  face aux diverses dominations.
Pour réaliser cette œuvre, j'ai fait appel à trois éléments.
Pour le fond, un extrait de la BD « Sampiero Corso » (de Frederich Bertochini aux éditions DCL), pour le buste une photographie de son armure présente au musée A Bandera, pour la face, la gueule d'un Cane Corsu.
J'ai choisi cet animal pour plusieurs raisons tout d'abord  il semblerait que Sampieru ait eu un Cane Corsu comme fidèle compagnon, ensuite son allure lui donne un aspect guerrier. Enfin dernier argument, il me tenait à cœur que cet animal fasse partie de notre mosaïque car il n'est pas officiellement considéré comme espèce corse, bien que son nom indique le contraire.
Dans un article de Jean-Dominique Poli, publié dans l'ouvrage « Le bestiaire de la Corse », sous la direction de Tony Fogacci, il est d'ailleurs affirmé que son origine est corse et regrettable qu'il ne le soit plus.

Sampieru corsu faci parti di i Corsi i più famosi è hè cunsidaratu da l'abitanti di l'isula com'è u più anzianu raprisintanti di a lotta contru à l'upprissori.
Pà fà st'opara , aghju fattu l'usu di trè ilimenti.
In fondu, aghju presu un disegnu di a BD « Sampiero Corso » di F. Bertochini, DCL idizioni, pà u corpu un ritrattu di un' armatura prisenti à u museu « A Bandera », pà a faccia u muccichili d'un cane corsu.
Aghju sceltu st'animali pà parechji raghjò, primu parchì u cane corsu era l'animali di Sampieru, dopu parchì s'assumidda à un guerrieri. In fini, ultima raghjò, aviu a voglia chì st'animali fessi parti di a noscia musaica, parchì ùn hè micca ricunnisciutu com'è una razza corsa malgradu u so nomu.
In un testu di J.D Poli, publicatu in u libru « Le bestiaire de la Corse », sottu a direzzioni di Tony Fogacci, hè, in più, dittu chì à l'urigini era corsu è ch'hè piccatu ch'eddu ùn sichi più
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Barbara MORANDINI



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MessageSujet: Cupulattus-veghjus   Mer 27 Mai - 10:10

N'y voyez surtout pas un manque de respect, le vieux du village est essentiel dans notre paysage.
C'est lui qui détient une grande part de notre patrimoine et nous le transmet.
Parfois, il peut être un peu critique sur ce qu'est devenue la jeunesse d'aujourd'hui et ne se gêne pas pour nous le faire savoir.
C'est pour cela que j'ai choisi de le représenter dans cette posture. La tortue d'Hermann symbolise très bien ce personnage, pas que physiquement, philosophiquement aussi.
Dans les fables de Natale Rocchicioli, ce personnage est mis en scène notamment dans « U levru e a Cuparcchiata ».

Attenti, ùn ci viditi micca un mancu di rispettu , i nosci anziani sò impurtantissimi in i nosci lochi . Sò eddi ch'ani à maio parti di u nosciu patrimoniu è u ci trasmettani. Ogni tantu poni essa à pena critichi à nantu à ciò ch'edda hè duventa a ghjuventù ughjinca è si facini un piacè di fà la sapè .
Hè par quissa ch'aghju sceltu di raprisintà lu cusì.  A cuppulata d'Hermann simbuliseghja assai bè stu parsunaghju è d'andatura è di menti . In i favuli di natale Rocchicioli, issu parsunaghju hè missu in scena par asempiu in « u levru e a cuparcchiata ».





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Barbara MORANDINI



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MessageSujet: Cursinus-Soldatus   Mer 27 Mai - 10:12

Le 173eme est le régiment d'infanterie dans lequel de nombreux jeunes Corses étaient engagés en tant que chair à canon durant la première guerre mondiale.
Depuis le début de ma scolarité j'entends parler de ces soldats. L'année dernière, à l'occasion du centenaire, j'ai véritablement pris conscience de leur sacrifice, d'autant que je m'approchais de leur âge de l'époque.
Pour réaliser cet œuvre, j'ai eu la chance d'être confronté à différents témoignage. Lors de sorties scolaires (au Musée de la Corse comme au musée de Sartene), j'ai pu en apprendre davantage sur le sort qui fut le leur.
Monsieur Sampieri (du musée de Sartene), que je remercie grandement, m'a même autorisé à porter une authentique veste de l'uniforme d'un soldat du 173, pour les besoins de la séance photo. J'ai été très touché de constater que cette veste semblait être faite sur mesure pour moi, et de savoir qu'elle avait été portée, à l'époque, par un jeune de mon âge m'a fait prendre conscience de la chance que j'avais d'évoluer dans cette époque « sereine ».
J'ai choisi d'y accoler la gueule d'un chiot cursinu, pour différentes raisons. Pour symboliser la jeunesse des soldats mais également car c'est un animal, de race corse, que j'affectionne particulièrement pour ses valeurs de bravoure.

U centusittantatresimu hè u rigimenti d'infantaria in u quali mori ghjovani Corsi erani indiati com'è « chair à canon » in a prima guerra mundiali.
Dapoi i me primi annati di scola sentu parlà di issi suldati. Annu, pà i cent'anni aghju da veru presu cuscenza di i so sacrifizii , parchi eru di listessu ità ch'è eddi à l'epica.
Par fà st'opara aghju avutu a furtuna di leghji parechji tistimunianzi . À l'uccasioni di surtiti sculari( com'è quissa à u museu di Sartè) aghju amparatu assai più à nantu à a so sorti.
Antoine-Pierre Sampieri à u quali ringraziu tantu , m'hà parmissu di vesta mi di a tinuta di un suldatu di u 173 esimu , pà i bisogni di i ritratti. Sò statu cummossu di custatà chì stu vistitu paria essa fattu sopra misura par mè è di sapè ch'hè statu missu tandu. Aghju capitu quantu sò furtunatu di campà in paci oghji .
Aghju sceltu di assucià a faccia di un cateddu cursinu, pà parechji raghjò . Pà simbulizà u fattu chì ùn ani micca avutu u tempu d'invichjà ma ancu parchì hè un animali di razza corsa chì mi piaci assai pà i so valori è u so curaghju.

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Barbara MORANDINI



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MessageSujet: Capras-ghuvanottas corsicanus   Mer 27 Mai - 10:14

A ghjuvanottas Corsicanus, plus communément appelée « A ghjuvanotta » est présente dans toutes les villes et villages de Corse. Les bastiais les appellent « les ajacciennes », les ajacciens les appellent « les bastiaises », mais, moi qui suis de Porto-vecchio, je peux affirmer que ce sont les mêmes, partout en Corse.
Vagabondu Isulanu, dans un livret intitulé « A Ghjuvanotta Corsa » et vendu au profit de l'association Inseme (association récoltant de l'argent pour permettre aux insulaires malades de se rendre plus facilement sur le continent pour se soigner), en fait une sympathique description.
Par exemple:
« Elle a 731 paires de chaussures, une pour chaque tenue, mais elle n'a jamais rien à se mettre...».
Évidement elles ne sont pas toutes aussi superficielles et j'espère qu'elles comprennent ma démarche. Comme on dit, qui aime bien châtie bien...
Pour les besoins de la réalisation de ce personnage j'ai fait appel à ma camarade de première GMNF (Vanessa), qui a bien voulu se prêter au jeu, car la ghjuvanotta a de l'humour!
La marque de vêtement The Minority, nous a gentiment autorisés à utiliser l'image de l'un de leurs tee-shirts. Ce qui était inscrit dessus correspondait parfaitement à l'idée que j'ai de la jeune femme corse. « Born to be Stragna » ou autrement dit « Née pour être de mauvaise humeur ».
L'animal le plus adéquat était bien sur la chèvre... Vous avez compris pourquoi...

A « ghjuvanottas corsicacanus » chjamata «  a ghjuvanotta » si trova in tutti i paesi di Corsica. I Bastiacci i chjamani « l'Aiaccini », l'Aiaccini i chjamani «  i Bastiacci » ma eiu campu in Purtivechju è à possu dì, sò tutti listessi in a Corsica sana.
Vagabondu isulanu in u librettu intitulatu a ghjuvanotta corsa vindutu par l 'associu inseme (associu par parmetta à l'isulani cù cattivi mali d'andà fora pà curà si ) ni faci una simpatica discrizzioni, par asempiu « Elle a 731 paires de chaussures, une pour chaque tenue, mais elle n'a jamais rien à se mettre...», à dì la franca, ùn sò micca à stu puntu suparficiali è speru ch'eddi capiscini ciò ch'è voddu dì. Com'è omu dici « Tantu amòre, tantu disdègnu ».
Pà i bisogni di stu prughjettu aghju chjamatu à a me amica Vanessa(di prima GMNF) chi hà vulsutu bè fà u mudellu parchì sà rida !
The minority ci hà cun garbu parmissu d'aduprà u mutivu di u t-shirt. Ciò  chì era scrittu sopra era a dea chì mi facciu di a ghjuvanotta corsa. «  Born to be stragna » o d'una altra manera « nascia pà essa stragna ».
L'animali u più ghjustu era ben intesu a capra … aveti capitu parchì.

 
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MessageSujet: Volpes-puliticus   Mer 27 Mai - 10:16

L'homme politique et le renard sont souvent associés. Je ne suis pas le premier à avoir fait le parallèle. Évidement on ne peut pas faire de généralité mais l'esprit qui est le notre nous autorise à faire se rapprochement.
Ils sont tous les deux malins, rusés et font tous les deux leur possible pour arriver à leur fin.
Dans l'ouvrage de Natale Rochiccioli, e favule (fables inspirées de celles de La Fontaine mais avec teintée d'humour corse), le renard est ainsi mis en scène.
Dans la fable « Lupu e Volpe », on peut lire « A chi è natu volpe un po divintà Lupone »... phrase que certains jeunes hommes politiques devrait garder en mémoire selon moi...

L'omu puliticu è a volpi sò à spessu liati. Ùn sò micca u primu ad avè fattu u parallelu.
Di sicuru ùn si pò fà una giniralità mà u nosciu spiritu ci parmetti di fà u paragonu. Sò tramindui astuti , maligni, è facini tutt'è dù u so pussibuli pà ghjunghja à a so fini. In l'opara di Natale Rocchiccioli, e favule, (favule à l'usu di La Fontaine mà cù a macagna nustrali) a volpi hè spessu missa in scena .
In a fola « lupu e Volpe » si po leghja « À chì hè natu volpe ùn pò divintà lupone » .. infrasata chì certi puliticanti principianti duvariani tena in menti sicondu à mè …

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MessageSujet: Cervus-Banditus   Mer 27 Mai - 10:18

J'ai choisi de réaliser cet œuvre en associant le cerf et le personnage du bandit, pour différentes raisons.
Le bandit d'honneur fait parti des personnalités importantes de notre histoire. Dans l'inconscient collectif, lorsqu'on imagine ce qu'est un bandit d'honneur on visualise l'image de carte postale d'un homme, dans le maquis, vêtu d'un costume traditionnel (baretta misga, ceinture rouge...).
L'association ochju à ochju a eu la gentillesse de mettre à ma disposition un de leurs costumes ressemblant à ce que je m'imagine avoir été la tenue d'un bandit du XIXème siècle.
J'y ai associé le cervu (cerf) qui pour moi symbolise la notion de liberté et de précieuse solitude.
« Socu un cervu, un cervu corsu l'animellu sbanditu » comme on peut l'entendre dans la chanson « U Cervu Corsu » du groupe Diana di L'Alba.
Pour pouvoir illustrer le plus justement ma représentation, j'ai souhaité donner un aspect vieilli à ce portrait. Le costume était bien trop beau pour que je m'autorise à le présenter uniquement en buste, j'ai donc opté pour que le personnage soit entier.

Aghju sceltu di fà st'opara fendu a lea trà u cervu è u banditu , pà parechji raghjò.
U banditu faci parti di i parsunaghji di a noscia storia . Quandu omu pensa à u banditu si vedi l’ illustrazioni di carta pustali, d'un omu in a machja vistutu d'un custumu tradiziunali, baretta misgia, cinta rossa …
L'assocciu ochju à ochju cun garbu ci hà missu a dispusizioni un custumu chì s'assumidda à ciò ch aviu in menti quandu pinsaiu à ciò ch'eddu era un banditu di u 19 esimu seculu .
L aghju missu incù un cervu chì par mè raprisenta à libartà è a cara sulitudina «  socu un cervu, un cervu corsu l'animellu sbanditu » comu si pò senta in a canzona di u gruppu Diana di l'Alba.
Par essa u più vicinu di ciò ch'aviu in capu aghju vulsutu dà un aspettu di vechju rittratu à st'opara.
U custumu era troppu beddu, par ùn  raprisintà lu micca interru.

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MessageSujet: Agnellus-Cunfratellus   Mer 27 Mai - 10:19

J'ai souhaité représenter ici, un confrère, car dans notre société insulaire, les confréries jouent un rôle important. Au delà de la religion, ce sont des valeurs qui sont transmises. Au niveau culturel, tout un savoir faire chanté dont les anciens sont garants, est délivré. Il n'y a, bien souvent aucune traces écrites et c'est en côtoyant l'humain, et uniquement par ce biais que l'on a une chance d'être, à notre tour, dépositaire de ce trésor.
J'ai choisi d'y accoler la face d'un agneau pour son symbole religieux, certes, mais également pour représenter plus largement les jeunes confrères, dont je suis, qui s'inscrivent dans cette démarche. L'animal y a l'air content, ce choix n'est pas innocent, car la confrérie, pour moi, et contrairement à ce que l'on pourrait penser, n'a rien d'austère, on y retrouve une ambiance conviviale et de camaraderie.

Aghju cercu di raprisintà quì, un cunfrateddu parchì in a noscia sucità i cunfraterniti sò impurtanti . Al dilà di a rilighjoni sò valori chì sò trasmissi, à u niveddu culturali tuttu un sapè fà di canti cunnisciuti da l anziani è trasmissi; spessu ùn ci sò scritti è hè stendu à cantu à l'umanu chì s'impara. L'agneddu hè statu sceltu in tantu chì simbulu rilighjosu è in simbulu di ghjuventù .
L 'agneddu pari cuntentu , a scelta ùn hè micca par nunda parchì a cunfraternita par mè ùn hà nudda à veda cù l 'ustirità , mà hè piutostu affari d'amicizia è fratiddanza.









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Barbara MORANDINI



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MessageSujet: Ghjatus volpes – Grossus Minutus   Mer 27 Mai - 10:21

Dans notre culture Grossu Minutu est l'équivalent d'Arlequin chez nos amis italiens. Protagoniste d'histoires coquasses dans lesquelles il sort toujours vainqueur.
J'ai choisi ce personnage car je suis un peu comme lui, en quelque sorte le comique de la classe.
Le chat sauvage, en Corse, est presque un mythe. Nul ne peut affirmer solennellement s’il en existe encore. Voilà pourquoi j'ai choisi de l'associer à Grossu Minutu car nul ne peut affirmer qu'il ait réellement existé.
Pour réaliser ce cliché j'ai moi-même posé, mais je tiens à préciser qu'il y avait un coussin sous ma chemise...

In a noscia cultura, Grossu Minutu s'assumidda à l'Arlequinu talianu . Prutagunistu d'antichi macagni in i quali guadagna sempri . Aghju sceltu issu parsunnaghju parchì socu à pena com'è eddu, socu u comicu di u gruppu. U ghjattu volpi in Corsica hè quasgi un mitu. Nimu pò pratenda d'avè lu vistu ne mancu Grossu Minutu. Par fà stu ritrattu aghju eiu stessu fattu u mudelu ma tengu à dì ch’ aviu missu un cuscinu sottu a me camisgia...

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MessageSujet: Ghjucatorus-Aceistus   Mer 27 Mai - 10:23

L'athletic club ajaccien est un club très important dans le paysage sportif corse, et ce depuis 1910, date de sa création.
Le football est un sport extrêmement pratiqué et qui nous tient tous à cœur sur l'île.
L'animal emblématique de ce club est l'ours blanc. J'ai eu quelques difficultés à trouver, libre droit sur internet, une photographie d'ours blanc qui n'aurait pas l'air attendrissant. Il était important pour moi, supporter de ce club, qu'il ait l'air combatif.
Je pense avoir réussi à trouver le meilleur des compromis avec cette œuvre. Le club m'a gentiment autorisé à utiliser l'un de leur maillot officiel.

L'ACA hè una squadra assai impurtanti in Corsica dipoi 1910. U ghjocu à pallo hè un sportu assai ghjucatu che no tinimu caru in l'isula.
L'animali emblematicu di issa squadra hè l'orsu biancu . Aghju avutu qualchì prublemi pà truvà nantu à a reta un ritrattu d'orsu biancu ch'un paria micca bravu . Era impurtanti par mè, sustinitori di issa squadra ch'eddu fussi guerrieri .
Pensu d'essa riisciutu à truvà u cumprumissu u meddu incù st'opara. A squadra m'hà cun garbu dattu l'uturisazioni d'utilizà a maglietta ufficiali.

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MessageSujet: Pastorus-Porcus nustralus   Mer 27 Mai - 10:24

En tant que lycéen agricole, c'était une grande responsabilité pour moi, d'avoir à réaliser ce personnage là. En effet, toute la classe est, de fait, extrêmement sensible à l'agriculture. Pour la plupart d'entre nous, nous sommes issus de famille d'agriculteurs et, en étant scolarisés dans cet établissement, nous avons tous la vocation de le devenir à notre tour prochainement.
Ce métier, de berger, est évidement très important dans notre société insulaire agropastorale.
J'ai choisi volontairement de le représenter dans sa forme « actuelle », il est vêtu tel que nous pouvons l'être tous les jours. Le bleu de chine, le treillis...
J'y ai accolé une gueule de porcu nustrale AOC (appellation d'origine contrôlée) car symboliquement, j'estime, en toute modestie, que nous aussi, futurs jeunes agriculteurs, sommes soumis à des normes précises et devons être encouragés et protégés.

Essendu licianu agriculu, era una rispunsabulità maiò par mè d'avè à rializà stu parsunaghju quì. Tutti i me amichi sò attacati à l'agricultura. Pà a maiò parti semu di famiddi d'agricultori , suvitendu i corsi in stu stabilimentu avemu tutti a vucazioni di diventà lu da quì à pocu. Sta prufissioni di pastori hè ben sicuru impurtanti in a nostra sucità agro pasturali , aghju sceltu à postu di raprisintà lu in u so aspettu ughjincu. Hè vistutu com'è noi tutti i ghjorni ; u « bleu de chine; u treillì ».
Li aghju missu a faccia di u porcu nustrali AOC parchì di manera simbolica pensu in tutta mudestia, chì noi dinò, ghjovani agricultori semu suttimissi à reguli pricisi è devini essa incuraghjiti , è prutetti.

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MessageSujet: Ghjucadorus-Bastiaccius   Mer 27 Mai - 10:26

Une mosaïque tentant de représenter les personnages ou personnalités importantes pour nous, jeunes corses, lycéens agricoles, ne pouvait se passer du joueur du sporting.
Il est essentiel et incontournable. Le SCB fait parti de notre quotidien, leurs matchs rythment nos vies et la Corse entière est derrière lui. Défaites et victoires influent l'attitude des Corses. Adultes et jeunes n'auront pas la même attitude au travail comme en classe si le sporting a gagné ou perdu.
Le lion, bien que non endémique, est l'animal emblème du club. Ce choix ne s'est pas fait innocemment. Cet animal symbolise la force, la ténacité et c'est le roi des animaux. Le SCB (comme la plupart des clubs de foot) en ayant un animal totem, fait comme nous, un exercice d'anthropomorphisme.
Le lion que j'ai sélectionné est issu d'une photo libre de droit sur internet, bien que puissant je l'ai volontairement choisi non agressif car les valeurs du sport doivent rester des valeurs nobles et de camaraderie.

Una musaica chì voli raprisintà i parsunaghji impurtanti pà noi ghjovani corsi liciani agriculi, ùn pudia essa senza un ghjucadori di u sporting. Hè primurdiali . U SCB faci parti di a nostra vita, i scontri spurtivi ci dani u batticori . S'eddi vincini o s'eddi sò stati scunfiti ùn saremu micca listessu i lindumani di partiti. U lioni ancu s'è ùn hè micca spicificu à a Corsica hè l'animali-stelma di a squadra . Sta scelta hè fatta à postu , iss'animali simbuliseghja a forza , è hè u rè di l'animali . U sporting faci com'è noi , un asirciziu d'antrupumurfisimu . U lionu ch'aghju sceltu l'aghju presu à nantu à a reta, ben chì putenti l'aghju sceltu à postu micca azezu parchì i valori di u sport devini stà i valori di rispettu è d'amicizia.


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MessageSujet: Gabbianus-Marinarus Capicursinus   Mer 27 Mai - 10:28

Une des particularités des insulaires est que ceux-ci ont toujours eu envie d'ailleurs, et, une fois loin de leur terre un désir profond d'y revenir.
Les cap-corsins, dans l'histoire de la Corse, se sont particulièrement illustrés à l'étranger.
Il suffit de se rendre dans cette partie de l'ile pour y voir les fameuses maisons d'américains, vestiges de leur fortune faite loin de chez eux.
Parmi les costumes mis à disposition par l'association oghju à oghju, se trouvait « U Marinaru Capicursinu ». Originaire de l'extrême sud de la Corse, je n'ai pas souvent eu l'occasion de me rendre dans le cap mais je sais, que les habitants de cette micro région et de la mienne partagent ce goût du voyage.
Pour réaliser cette œuvre j'ai opté d'y accoler la face d'un Goeland Baudoin animal que l’on retrouve beaucoup sur notre île. Majestueux, voyageurs, « prince des nuées » comme a pu l'écrire Baudelaire dans l'Albatros.

Una particularità di l'isulani hè ch'eddi ani sempri avutu u laziu d'altrò, ma fora di a so terra a brama di cunturrà.
I capicursini, in a storia di a Corsica, si sò in particulari illustrati fora.
Basta à andà culand'insù pà veda i famosi casi di l'amiricani, vistighji di a furtuna fatta luntanu d'ind'è eddi.
Trà i custumi missi à dispusizioni da l'associu Ochju à Ochju, c'era « U Marinari Capisursinu ». Eiu campu in Corsica suttana, ùn aghju avutu tant'uccasioni d'andà in Capicorsu ma sò chì l' abitanti di ssi lochi è quiddi d'ind'è mè ani a listessa pridilizzioni pà viaghjà.
Pà fà st'opara, aghju sceltu u gabbianu, animali chì si trova assai ind'è noi. Maestosu, viaghjadori, « prìncipi di i nivuli » com'è l'hà scritta Baudelaire in L'Albatros.

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MessageSujet: Cacciatorus-Cignalus   Mer 27 Mai - 10:29

Dans notre classe nous sommes tous chasseurs. Certains supportent l'ACA, certains supportent le SCB mais s’il y a un point sur lequel nous sommes tous d'accord, c'est la chasse!
J'avais donc une grande responsabilité en étant en charge de créer ce personnage.
Au début, je ne pensais pas avoir de mal à me procurer une photo de gueule de sanglier, mais la tache s'est révélée être compliquée.
Les photos que j'avais, représentaient des sangliers morts, et le mien devait être bien vivant!
Le comble pour moi a donc été de rechercher une photo de sanglier sur internet.
Celle que j'ai sélectionné était la plus nette, mais j'ai du poser tout de même, habillé en chasseur , de ¾ pour pouvoir adapté le plus justement la gueule sur mon buste.
Comme la séance photo se passait dans l'enceinte de l'établissement je n'ai pas pu poser avec mon fusil, mais au finale n'est pas très grave. En effet la chasse, pour moi, ne se résume pas à ça. C'est une véritable communion avec la Nature et non pas « simplement » l'acte de tuer.
Les études que nous avons faites en classe, m'ont permis d'enrichir un peu mes connaissances sur le mazzerisme. Les mazzeri sont des « chasseurs » et dans leur rêves, leur apparaissent sous la forme d'un sanglier, le visage d'une personne à qu'il arrivera prochainement un malheur. J'ai donc imaginé que cette mise en scène serait une forme de clin d'œil à cette pratique ancestrale insulaire.

Quì à u liceu, semu tutti cacciadori. Certi sò sustinidori di l'ACA, d'altri di u Sporting, ma s'eddu ci hè un sughjettu par u quali semu tutti d'accunsentu, hè a caccia. A me missioni era dunqua maiò. À principiu, ùn pinsaiu mai d'avè à chì fà à buscà mi una tancia di cignali, ma aghju avutu guai à sbuccà ci. I me ritratti musciaiani sempri animali morti inveci chì quì u mi ci vulia vivu à veru! Eccu mi disgraziatu à divè circà un ritrattu di cignali à nantu à internet, ci voli à fà la quantunqua!..
Quidda ch'aghju sceltu era a più netta ma m'hè toccu listessi à impustà mi di 3/4, vistutu da cacciadori, da fà quatrà à u meddu u me fustu è u capu. 
Postu chì emu fattu i ritratti in u stabulimenti stessu ùn mi socu pussutu ritrattà à fucili in manu ma in fatt'è fini ùn hè po cusì danu. Di fatti par mè a caccia ùn si compii quì. Hè una cummunioni vera incù a natura è micca solu una tumbera. I studii ch'emu fattu in iscola an'arricchitu un pocu a me cunniscenza d'u mazzirisimu. I mazzeri sò cacciadori, in i so sogni ,s' affacca incù l'apparenza d'un cignali a parsona à quali hà da accada una disgrazia da quì à pocu. Hè cusì ch'aghju pensu chì issa missa in scena saria un uchjata à sta pratica anticogna isulana.

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MessageSujet: Gypaetus-Cantadorus   Mer 27 Mai - 10:31

Notre société méditerranéenne est une société riche culturellement. Le chant fait évidement parti de cette culture.
Le chant corse dans les multiples formes qu'il peut embrasser est d'une profonde beauté (en toute objectivité...).
Le Gypaète est un vautour, mais ce n'est pas pour cette caractéristique que j'ai choisi de l'attribuer au chanteur, au contraire c'est pour les qualités sonores de son cri. Cet oiseau est réputé pour posséder un cri peu commun qui surpasse dans la sonorité ceux des autres.
Pour réaliser cette œuvre je me suis trouvé face à une problématique. Comment décider de la présence ou de l'absence de la main humaine sur le cliché? Ce geste est spécifique à notre manière de chanter et je ne pouvais que difficilement m'en passer dans cette démarche de création. Après avoir fait un essai en remplaçant les doigts pars des plumes, j'ai pris le parti d'envisager ce personnage anthropomorphe avec une tête d'oiseau et un main humaine. La main à l'oreille, comme élément essentiel à l'aspect physique du chanteur corse.

A noscia sucità maritarrania hè, quandu si parla di cultura, una sucità ricca. U cantu, ben'intesu , faci parti di sta cultura. U cantu corsu , in a so più grandi variità hè d'una billezza trimenda ( senza asagirà ben'intesa). L'altori hè un rapaci baschicciaghju ma ùn hè par ciò chì l'aghju accuppiatu à u cantadori , à u cuntrariu hè par a qualità sunori di u so stridu. St'aceddu hè cunnisciutu par avè unu stridu chì supraneghji in a sunurità quiddu di l'altri . Da rializà st'opara mi socu trovu di pettu à una prublimatica. Comu dicida s' edda ci avia da essa o micca a mani umana à nantu à u ritrattu? Issu gestu hè in a noscia manera sputica di cantà è mi vinia mali d'ùn amintà lu micca in a me dimarchja criatrici. Dopu d'avè pruvatu à rimpiazzà i diti incù i piumi, aghju fattu a scelta di pinsà issu parsunaghju antrupumorfu incù un capu d'aceddu è una mani umana. Mani à l'arechja com'è simbulu maestru di l'aspettu fisicu d'u cantadori corsu.



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MessageSujet: Muvras – Squadras corsas   Mer 27 Mai - 10:33

L'association « A Squadra Corsa » est une association culturelle et sportive.
Le sport est très important pour nous, comme ont pu le souligner mes camarades ayant réalisé les personnages des joueurs du SCB et de l'ACA.
Après réflexion collective, il était important pour nous de manière symbolique et pour contribuer à diminuer les clivages, que la squadra soit présente dans cette mosaïque.
J'ai opté pour le fait de lui attribuer l'un de nos animaux préférés, le mouflon.
La démarche philosophique de ce club est très intéressante car elle permet de rassembler sous les mêmes couleurs (notre emblème) les meilleurs joueurs corses de toutes les équipes insulaires.


L'associu a Squadra Corsa hè un associu culturali è spurtivu . U sportu hè qualcosa di primura par nò com'è l'ani ditta i me cumpagni chì ani travaddatu à nantu à i parsunaghji di ghjucadori di u SCB è di l'ACA . Dopu à avè riflittutu tutti insembu , era impurtanti par nò di manera simbolica , è par aiutà à appacià l'affari, chì a squadra corsa fussi prisenti in sta musaica. Aghju sceltu di dà li un'di i nosci animali prifiritu , a mufra. L'estru di sta squadra hè intarissantissima chì faci l'addunita, sottu à i stessi culori ( u nosciu stelmu) , i ghjucadori corsi di ogni squadra isulana.





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MessageSujet: Pecuras-Colombas   Mer 27 Mai - 10:34

Colomba est un des personnages de la littérature ayant pour sujet la Corse, des plus connus.
Toute vêtue de noir et le visage fermé, on la connait très fière.
Au delà du personnage de Mérimée c'est l'ensemble des femmes corses que symbolise Colomba. Dans l'imaginaire collectif (insulaire ou non), la femme corse « traditionnelle » est combative, forte, dure et peu enclin à la fantaisie.
J'ai voulu casser un peu cette image en lui attribuant la gueule d'une brebis. Lors d'une visite, au musée de Sartène, de l'exposition temporaire consacrée à la première guerre mondiale, un espace était consacré à la représentation du deuil.
Un mannequin était vêtu de noir, pleurait sur une tombe factice... J'avais ma Colomba!

Culomba hè un di i parsunaghji i più cunnisciuti di a littaratura chì t'hà a Corsica com'è sughjettu. Vistuta in tuttu di neru, è u visu stragnu, sapemu ch'edd'hè donna fiera. Aldilà di u parsunaghju di Merimée hè a donna corsa schieta ch'edda raprisenta Culomba. In a menti cummuna (isulana o nò) a donna corsa "tradiziunali" hè di stomacu , forti , dura è i fantasii i si laca vulinteri. Aghju vulsutu rompa par pena issa maghjina dendu li una maghjina di pecura. Mentri chì visitaiu u museu di Sartè è a so moscia timpuraria cunsacrata à a prima guerra mundiali, c'era unu spaziu didicatu à a raprisintazioni di u dolu. Un manichinu era di neru vistutu, piinghjia da nanzi à una sipultura finta...  Eccu ch'aviu trovu a me Culomba

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MessageSujet: Guepius-Calenzanas   Mer 27 Mai - 10:37

A mon goût, les femmes n'étaient pas assez représentées dans cette mosaïque. Certes il y avait, à Ghjuvanotta et Colomba, mais, après avoir assisté et participé au spectacle de l'association Ochju a ochju, j'ai pris la décision qu'il fallait qu'un de ces magnifiques costumes féminins soit présent.
J'ai adoré le costume traditionnel de Calenzana. Parce qu'il est très coloré et représente pour moi une époque ou la Corse savait être festive.
Lorsqu'on imagine comment est vêtue une « femme corse d'autrefois », tout le monde la visualise vêtue de noir. L'admirable travail de M. Pecqueux Barboni (dont s'est inspiré M. Acquaviva, styliste bastiais qui a confectionné l'ensemble des costumes de la troupe), nous prouve qu'avant les deux guerres mondiales, ayant plongé la Corse dans le deuil, les insulaires savaient avoir de la fantaisie.
Le guêpier d'Europe et son plumage multicolore se mariait à la perfection avec l'ensemble de la tenue Calenzanaise. J'ai pris le parti de représenter ce personnage en pied car je trouvais trop dommage de priver le public de l'ensemble de cette belle tenue.

À parè meiu, i donni ùn erani raprisintati abbastanza in issa musaica. Hè vera chì c'erani a ghjuvanotta è Culomba, ma dopu d'avè vistu è participatu à u spittaculu di l'associu ochju à ochju, aghju dicisu chì un'di issi beddi custumi fiminili ci divia essa. M'hè piaciutu tantu u custumu tadiziunali di Calinzana. Parch'edd'hè mori culuritu è raprisenta cusì un ebbica indù a Corsica sapia essa fistiva. Quandu s' imagineghji com'edd'era vistuta una "donna corsa di prima", ognunu a vedi vistuta di neru.  U travaddonu di M Pecqueux Barboni( chì hà ispiratu u travaddu di u sartori M.Acquaviva chì hà fabricatu l'insembu di i custumi d'a truppa) dà a prova chì prima di i dui guerri, chì ani arricatu u dolu in  a Corsica sana, l'isulani sapiani avè un pocu di fantasia. U guepier d'europe ( vispaghju d'auropa.) Incù i so piumi di tutti i culori si maritaia strabè incù a tinuta calinzaninca sana sana . Aghju sceltu di raprisintà un'di i parsunaghji rittu è unitu chì piccatu era di privà u publicu di l'insembu di sta bedda tinuta.


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MessageSujet: Trutas – Pescadorus   Mer 27 Mai - 10:38

La pêche en rivière, c'est le moment où on se vide l'esprit pour renouer nos liens avec la Nature. L'esprit ne tient plus compte du quotidien pour se concentrer sur la façon dont il va pouvoir amadouer sa proie. Garde à ne pas faire d'erreur car la truite est certes un poisson calme mais elle n'en reste pas moins très méfiante et combative.
J'ai choisi cette œuvre car la truite corse était considérée, jadis, comme un aliment privilégié. De nos jours la pêche n'est plus une nécessité mais un loisir. Malgré tout, la communion avec la Nature qu'elle provoque, et elle, intemporelle. J'ai eu beaucoup de mal à me procurer une photo correcte de truite macro stigma. Il me tenait à cœur que ce soit ce poisson là qui soit mis en scène, car il est endémique. Moi-même pécheur, j'avais une multitude de clichés mais tous de profil. Stéphane Murracciole, passionné de pèche, m'a gentiment transmis l'une de sa collection. Pour le buste j'ai simplement posé avec ma tenue favorite de mi-mars à fin septembre.

A pesca in fiumu hè u mumentu indù omu s' arriposa i ciarbeddi è si rifaci u liami incù a natura. Ùn c'hè più pinseri di ogni ghjornu , basta solu à sapè comu riescia à ammanzà a predi. Corciu à chì si sbaglia chì a truta ancu par essa un pesciu  calmu hè sveghja è pronta à a lotta. Aghju sceltu st'opara chì prima, a truta, era cunsidarata com'è robba scelta. Oghji piscà hè duventu un piaceri, ùn hè più una nicissità. Ma malgradu , a cummunioni campata incù a natura ch'edda causeghja hè intimpurali. Guai n'aghju avutu à buscà mi un ritrattu di a noscia truta macro stigma . Par mè issu pesciu hè qualcosa postu ch'edd'hè andemicu è divia essa quissu quì missu in scena. Piscadori mè stessu , aviu una mansa di fottò ma tutti presi di fiancu. Stephane Murracciole, passiunatu di pesca , bravu bravu mi n'hà trasmissu una di a so cullizziò. Pà u pettu m'hè bastata di ritrattà mi incù a me tinuta favurita da mezu marsu à a fini di sittembri.

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MessageSujet: Aculas- Napoléonus   Mer 27 Mai - 10:39

Évidement le plus connu des Corses devait faire partie de cette mosaïque. L'entreprise Antik Costume (proposant à la vente de magnifiques costumes d'époque) nous a gentiment autorisés à utiliser le cliché d'un de leur produit. Il était important pour moi de mettre en scène un aigle brun et non un blanc, appelé aigle américain.
En effet, il est évident que le caractère combatif et conquérant de ce personnage illustre qu'est Napoléon peut être attribué à ses origines. Donc il fallait que ce soit un aigle corse qui soit accolé à son buste impérial.


Capita chì u Corsu u più famosu ci divia essa in issa musaica. A impresa Antik Costume ( chì pruponi à a vendita costumi magnifichi di l'ebbica) , bravi bravi, ci ani lacatu apprudà u ritrattu d'un di i so prudutti . Era di primura par mè di metta in scena un acula bruna è micca a bianca chjamata acula amiricana. Sicura chì, hè dritta chì u  carrattaru cunquistadori è prontu sempri à fà focu di issu parsunaghju famosu ch'eddu fù Nabuliò li casca da i so urighjini. Ci vulia dunqua ch'eddu fussi l'acula corsa affiancata à u fustu impiriali. 

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